Erreur su authentication failure, la faille qui menace vos objets connectés

par Alex

Durée de lecture : 12 minutes

Un message su authentication failure dans les logs d’un thermostat, d’une caméra ou d’une borne de recharge peut devenir la clé d’un pirate pour accéder au compte root. À la clé : capture d’images, coupure d’alarme ou surcharge électrique. Décryptage de la faille, des méthodes d’attaque et des gestes immédiats pour verrouiller votre maison connectée.

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« su authentication failure », six mots dans un journal système et tout l’écosystème connecté du salon aux bornes de recharge peut basculer sous contrôle étranger, faute d’avoir su protéger le sésame root. Dans les lignes qui suivent, zoom sur cette faille discrète mais redoutable, les scénarios d’attaque qui en découlent et les réflexes à adopter pour que vos objets restent les alliés de votre confort, pas la porte d’entrée des intrus.

Comprendre l’erreur su authentication failure

Définition technique su authentication failure

Dans un système Unix ou Linux, la commande su permet de passer d’un utilisateur standard au compte super-utilisateur. Lorsque le mot de passe root saisi est erroné ou que le fichier /etc/pam.d/su bloque l’accès, le noyau renvoie le message « su authentication failure ». Concrètement, le service d’authentification Pluggable Authentication Module (PAM) ne valide pas la transition de privilèges. Le message apparaît alors dans les journaux système, souvent accompagné d’un code d’erreur Pam_auth_err. Sur un objet connecté, ce même mécanisme s’exécute en tâche de fond dans un micro-Linux embarqué, parfois allégé pour économiser de la mémoire. La faille naît lorsque la gestion des mots de passe, des tokens ou des clés est mal implémentée ou trop permissive.

Comment la faille se manifeste dans les objets connectés

Dans une caméra IP, un chargeur pour véhicule électrique ou un thermostat, le firmware intègre souvent un shell BusyBox. Si un pirate détecte que l’accès SSH est actif avec un mot de passe usine, il peut tenter des passages en root via su. Chaque échec est journalisé, mais la plupart des appareils ne remontent pas ces alertes à l’application mobile de l’utilisateur. L’attaquant force alors le relais, déclenche une rafale de requêtes « su » et finit par provoquer un débordement mémoire ou obtenir un prompt root si le mot de passe est resté par défaut. Le propriétaire, lui, ne remarque parfois qu’un redémarrage intempestif ou un voyant qui clignote sans explication.

Deux indices récurrents : un pic anormal de connexions TCP sur le port 22 et une batterie qui se vide plus vite, le processeur tournant à plein régime pour gérer les tentatives d’authentification. Ces signaux faibles, observés sur une borne de recharge domestique ou un hub Zigbee, annoncent souvent que la séquence « su authentication failure » est exploitée en brute force.

Différence entre su et sudo dans les firmwares domestiques

su change complètement d’identité : l’utilisateur devient root et hérite de l’environnement complet du super-utilisateur. Sur un frigo connecté ou une box domotique, cela ouvre l’accès aux scripts de mise à jour, aux clés d’API ou aux certificats TLS stockés dans le système de fichiers.

sudo, lui, délègue uniquement la commande autorisée par le fichier /etc/sudoers. Beaucoup de constructeurs intègrent sudo pour limiter les dégâts en cas de compromission. Pourtant, sur des produits d’entrée de gamme, on trouve encore un binaire sudo absent ou mal configuré, car il occupe plus d’espace que su. Résultat : le firmware s’exécute avec su activé par défaut, ce qui élargit dangereusement la surface d’attaque.

En résumé, su se comporte comme un passe-partout universel alors que sudo agit comme une clé taillée pour une serrure précise. Les firmwares modernes devraient n’autoriser que sudo et exiger une double authentification, mais sur les plateformes à mémoire flash limitée, les choix budgétaires penchent encore pour la simplicité, quitte à sacrifier la sécurité.

Pourquoi cette faille menace les maisons intelligentes

Risques pour la domotique et la mobilité électrique

Quand le système rejette une tentative d’élévation de privilèges via su authentication failure, un pirate a peut-être déjà trouvé l’entrée. Dans une maison connectée, chaque alarme, chaque ampoule et jusqu’à la borne de recharge repose sur un micro-firmware souvent bâti sur Linux embarqué. Une session root obtenue après quelques essais infructueux suffit pour désactiver une serrure connectée ou surcharger un chargeur domestique.

Le danger ne se limite pas à l’arrêt des services. Un attaquant peut modifier la logique domotique pour créer des scénarios vicieux : faire croire aux capteurs de fumée que tout va bien, déclencher chauffage et climatisation simultanément pour gonfler la facture, ou piloter le circuit de recharge d’une voiture afin de créer des pointes de courant aux heures pleines. Dans un réseau mal segmenté, le moindre objet compromis sert ensuite de relais vers le reste de l’installation.

  • Fonctions domotiques touchées : volets, éclairage, capteurs de sécurité, caméras intérieures
  • Mobilité électrique : bornes AC murales, adaptateurs de charge portatifs, batteries domestiques connectées

Conséquences sur la vie privée et la sécurité physique

Un intrus capable de contourner l’authentification root lit tous les fichiers de configuration et les logs. Ces données révèlent les habitudes des occupants, leurs horaires, les moments où la maison reste vide. La caméra du salon devient un œil indiscret, le micro du visiophone une oreille ouverte. La vie privée s’effrite, minute après minute.

La sécurité physique n’est pas en reste. Un voleur ayant pris le contrôle du système d’alarme coupe la sirène ou fausse les notifications envoyées au smartphone. Sur la partie mobilité, forcer un cycle de recharge complet alors que la batterie est déjà pleine accélère son vieillissement et risque la surchauffe. Certaines bornes disposent d’un relais contacteur relié au tableau électrique : le manipuler à distance peut provoquer un arc et déclencher un départ de feu. Le risque n’est plus seulement virtuel, il devient palpable.

Exemples d’attaques récentes sur appareils IoT

Plusieurs rapports industriels font état d’attaques reposant sur la même faille d’authentification. Des scripts automatisés testent en rafale des couples login / mot de passe avant d’abuser d’une erreur de su pour passer root sur des caméras intérieures répandues. Peu après, un botnet reprenant la technique ciblait des bornes de recharge, s’en servant comme proxy pour miner de la cryptomonnaie et saturer le réseau local.

Dans une autre affaire, des serrures connectées utilisées par des locations courte durée ont vu leur micrologiciel altéré. Les assaillants se sont appuyés sur l’échec répété de su, couplé à une faiblesse dans la vérification ping watchdog, pour injecter leur propre clé SSH et ouvrir la porte au sens propre. Les locataires n’ont rien soupçonné jusqu’à la visite nocturne, sans effraction visible, révélée ensuite par les logs Wi-Fi.

Ces épisodes rappellent que l’exploitation reste simple, automatisable et rentable. La fuite d’un seul mot de passe maître ou la présence d’un firmware périmé suffit pour répliquer le scénario à grande échelle.

Comment détecter une su authentication failure sur son réseau

Signes d’alerte dans les journaux système et applis mobiles

Le premier indice apparaît souvent dans un simple fichier texte. Sur un onduleur connecté, un routeur ou une borne de recharge, le message “su authentication failure” s’affiche au cœur des logs système, généralement entouré d’une date, d’une heure et d’une adresse IP interne. Trois échecs successifs rapprochés, c’est le signal qu’un script ou une personne insiste un peu trop pour se faire passer pour l’administrateur.

Les applications mobiles livrées par les fabricants révèlent aussi la tentative. Une notification furtive “authentification administrateur refusée” ou “identification root incorrecte” mérite qu’on s’y attarde. Un pic inhabituel de connexions ratées, visible dans les courbes d’activité, trahit souvent un scan automatique ou l’action d’un malware cherchant un accès super-utilisateur.

  • Spike de CPU ou de mémoire au même moment que les échecs dans les logs
  • Connexion depuis un pays ou un périphérique inconnu listée dans l’historique
  • Redémarrages non planifiés après une suite d’erreurs su, signe qu’un service plante sous l’effet d’un brute force

Outils de monitoring compatibles maison connectée

Pour éviter de jongler entre l’interface de la box, l’application du robot aspirateur et celle de la prise connectée, mieux vaut centraliser. Un Raspberry Pi ou un mini-PC basse conso héberge aisément Home Assistant et son module Syslog, capable de rapatrier les journaux de la quasi-totalité des fabricants. Rajoutez un conteneur Grafana pour les tableaux de bord et vous repérez en un coup d’œil la moindre anomalie.

Les plus pointilleux apprécient Wazuh, un SIEM open source qui surveille à la fois les logs, l’intégrité des fichiers et le trafic réseau. Les alertes poussent vers Signal ou Matrix, bien plus sécurisées qu’un simple mail. Enfin, pour ceux qui préfèrent le plug-and-play, certaines caméras ou stations météo Zigbee exposent déjà un flux Syslog qu’il suffit d’activer. Aucun câble supplémentaire, uniquement une case à cocher dans l’appli.

  • Collecte centralisée avec syslog-ng ou Fluentd
  • Tableaux de bord temps réel dans Grafana ou Kibana
  • Alertes push chiffrées via Pushover, Signal ou Telegram

Audit sécurité des box internet et routeurs Wi-Fi

Une détection fiable passe par un passage en revue du goulot unique d’entrée et de sortie des données, la box ou le routeur. Commencez par lancer nmap depuis un ordinateur du réseau local pour lister les ports ouverts. Si le port 22 (SSH) répond alors qu’aucun service ne devrait y être exposé, la porte est grande ouverte aux tentatives su. Mieux vaut le fermer ou forcer une clé publique seulement.

Les interfaces d’administration des opérateurs intègrent souvent un onglet “diagnostic”. Téléchargez le rapport, fouillez la section “log système” et filtrez les occurrences “auth fail” ou “root login failed”. Les plus techniques importeront ce rapport dans un tableur, ajouteront un filtre conditionnel et visualiseront la fréquence des alertes.

  • Vérification des mises à jour de firmware via l’interface web du routeur, puis validation manuelle
  • Activation du journal remote pour centraliser les logs sur un serveur interne
  • Suppression ou désactivation du compte admin par défaut, création d’un compte personnel avec mot de passe fort
  • Planification d’un reboot automatique de la box la nuit, utile pour purger certaines attaques en cours

Solutions pour corriger la faille sur chaque type d’appareil

La faille su authentication failure ne s’attaque pas qu’aux routeurs ou aux caméras, elle rôde partout, de la borne de recharge pour véhicule électrique à la cafetière connectée. Pour l’endiguer, trois leviers se complètent : garder un firmware à jour, verrouiller l’accès root et cloisonner le trafic domestique.

Mises à jour firmware et correctifs constructeurs

Un firmware ancien laisse la porte entrebâillée. Les fabricants publient désormais des correctifs plus régulièrement, mais chaque propriétaire doit les appliquer sans délai. Vérifier la disponibilité d’un patch depuis l’application mobile ou l’interface web de l’appareil, télécharger puis relancer l’équipement suffit, aucun câble série ni outil exotique ne sont nécessaires pour la grande majorité des modèles récents.

  • Activer l’option « mise à jour automatique » quand elle existe, tout en gardant les notifications pour rester maître du calendrier.
  • Avant chaque flash, sauvegarder la configuration afin d’éviter un long reparamétrage des scénarios domotiques.
  • Si le constructeur tarde à livrer un correctif, ouvrir un ticket au support et consulter les forums spécialisés, certaines marques diffusent des firmwares bêta sur demande.

En cas d’équipement abandonné par son éditeur, la seule parade reste parfois le remplacement pur et simple, un coût à anticiper dans le budget domotique.

Gestion des mots de passe root et clés SSH

Le compte root pré-installé embarque souvent un mot de passe générique, visible dans les manuels PDF circulant sur Internet. Le premier démarrage doit donc s’accompagner d’un changement vers une passphrase longue, unique, stockée dans un gestionnaire sécurisé. La rotation régulière limite l’exposition en cas de fuite.

Pour les appareils autorisant SSH, mieux vaut désactiver l’authentification par mot de passe et basculer sur des clés asymétriques. Générer une paire par utilisateur, protéger la clé privée par phrase secrète et restreindre l’accès à l’adresse IP du poste d’administration réduit fortement la surface d’attaque.

Si l’appareil propose la connexion via API ou Cloud, penser à couper l’accès root local quand il n’est plus nécessaire, tout en documentant la procédure pour une éventuelle intervention ultérieure.

Segmenter le réseau domestique pour limiter l’impact

Un objet compromis ne doit jamais devenir le cheval de Troie qui mènera au NAS familial ou au serveur photo. Segmenter offre cette barrière supplémentaire : chaque groupe d’équipements vit sur son VLAN ou sur un SSID distinct, isolé du poste de travail principal.

  • Créer un réseau « IoT » pour les appareils à risque et un second pour les ordinateurs, smartphones et tablettes.
  • Appliquer des règles de pare-feu internes, par exemple interdire toute communication latérale entre prises connectées et caméra de surveillance.
  • Sur certains routeurs Wi-Fi maillés, la fonction « réseau invité » suffit pour cloisonner, à condition d’enlever l’accès aux périphériques localement partagés.

Cette séparation n’alourdit pas l’usage quotidien : les assistants vocaux savent très bien franchir les VLAN via les services Cloud, tandis que les flux critiques comme le pilotage d’une borne de recharge restent confinés et surveillés.

Bonnes pratiques pour prévenir su authentication failure

Authentification forte et gestion des droits d’accès

Le compte root ne devrait plus être l’unique sésame vers les équipements connectés de la maison. Mettre en place une authentification multifactorielle limite toute exploitation sauvage d’un mot de passe intercepté. Un code à usage unique envoyé sur le smartphone ou une clé FIDO branchée sur le port USB de la passerelle domotique crée une barrière supplémentaire sans nuire au confort d’usage.

  • Créer un compte administrateur nominatif pour chaque membre du foyer et bannir le partage d’identifiants.
  • Désactiver l’accès su direct quand l’outil sudo suffit pour les tâches ponctuelles, tout en journalisant les commandes sensibles.
  • Attribuer les droits par groupe d’appareils (éclairage, chauffage, borne de recharge) afin que la compromission d’un module n’ouvre pas la porte à l’ensemble du réseau.

Dernier réflexe : vérifier régulièrement les journaux d’accès. Une tentative su hors plage horaire habituelle ou depuis une adresse IP inconnue mérite une alerte immédiate sur le téléphone du propriétaire.

Choisir des équipements labellisés cybersécurité

Les étiquettes « sécurité certifiée » fleurissent sur les boîtiers domotiques et les wallbox pour véhicules électriques. Elles ne sont pas décoratives : elles attestent d’un audit indépendant du firmware, couvrant justement la gestion de su et des privilèges élevés. Privilégier ces références réduit la surface de risque dès l’installation.

Avant l’achat, feuilleter la fiche technique en pointant trois lignes clés : prise en charge native de la MFA, mises à jour automatiques chiffrées et désactivation par défaut du compte root. Si le constructeur reste flou, passer à la marque voisine. Les labels européens ou français imposent un support long terme, synonyme de correctifs rapides face aux vulnérabilités découvertes demain.

  • Regarder le score cyberscore ou équivalent ANSSI quand il existe.
  • Exiger un engagement écrit sur la durée de support logiciel.

Former les utilisateurs aux réflexes sécurité

Une passerelle Matter chiffrée ne servira à rien si le code PIN est scotché sur le tableau électrique. Ateliers de mise en main, tutoriels vidéo envoyés après la pose et rappels dans l’application mobile transforment la famille en première ligne de défense. Le bon mot de passe se retient mais ne se recycle pas, le QR Code d’appairage se détruit après usage et un invité n’obtient qu’un accès temporaire.

Garder ces routines vivantes passe souvent par un rituel mensuel : mise à jour collective du parc, vérification des droits attribués aux enfants, revue des tentatives de connexion rejetées. L’habitude forge la sécurité autant que le silicium.

Vers une standardisation de la sécurité des objets connectés

Initiative Matter et protocoles sécurisés

Matter, porté par la Connectivity Standards Alliance, veut faire de la sécurité un prérequis et non une option. Le protocole impose une authentification par certificat à chaque mise sous tension, chiffre tout le trafic local et distant et limite les points d’entrée grâce à un modèle zéro confiance. L’approche facilite le travail des intégrateurs : un smartphone scanne un QR Code, et le nouveau luminaire ou la borne de recharge rejoint automatiquement le réseau Thread ou Wi-Fi avec des clés uniques, générées matériellement en usine.

Le cadre mis en place prévoit également des mises à jour OTA obligatoires, une base de données publique des vulnérabilités et un processus de révocation rapide. Les grands noms du silicium publient déjà des SDK Matter sécurisés, ce qui réduit le temps de mise sur le marché et aligne l’ensemble de la chaîne de valeur, du microcontrôleur jusqu’à l’application mobile.

Rôle des fabricants d’appareils de mobilité électrique

Trottinettes, vélos, wallbox, batteries stationnaires : ces équipements transportent ou stockent de fortes puissances. Un défaut de sécurité n’implique donc pas seulement une fuite de données mais un danger physique. Les constructeurs l’ont compris et commencent à intégrer des modules TPM, à signer numériquement chaque firmware et à publier publiquement les cycles de support. Certains vont plus loin et ouvrent leur code source de bord à la communauté pour audit continu.

En adhérant à Matter ou à des extensions orientées énergie, ils garantissent que le dialogue entre la borne et le compteur intelligent reste chiffré de bout en bout, même lors d’une coupure internet, tout en conservant une latence minimale indispensable pour la recharge pilotée. Leur participation active dans les groupes de travail normalise aussi les journaux d’événements, ce qui simplifie la corrélation entre une tentative d’intrusion et un pic de consommation suspect.

Que peuvent attendre les consommateurs et installateurs

Pour l’utilisateur final, la promesse est double : moins de mots de passe à retenir et une meilleure visibilité sur la fiabilité des appareils achetés. Un logo Matter ou un label cybersécurité contrôlé par un organisme indépendant fera bientôt partie des réflexes d’achat, au même titre que la classe énergétique.

Côté installateur, le temps passé à jongler entre applications propriétaires fond comme neige. Un unique outil de commissionnement gère l’ensemble des marques compatibles, génère un rapport de conformité et propose une mise à jour groupée. Le support après-vente devient plus simple, car les journaux d’audit et les codes d’erreur sont harmonisés.

  • Interopérabilité native entre éclairage, chauffage et mobilité électrique.
  • Garantie d’un suivi logiciel public, avec calendrier de correctifs connu d’avance.
  • Procédures d’intervention normalisées, réductrices de coûts et de délais.

En somme, la standardisation redonne confiance et transparence à l’écosystème, tout en laissant aux fabricants la liberté d’innover sur les usages plutôt que sur des couches de sécurité réinventées à chaque nouveau produit.

Ce modeste avertissement su authentication failure cache un accès privilégié qui peut subitement mettre en péril caméras, bornes de recharge et serrure connectée. Modifier le mot de passe root, cloisonner le réseau et privilégier des équipements audités suffisent déjà à refermer la brèche et replacer l’utilisateur aux commandes. La vraie question surgit alors : accepterons-nous longtemps la présence d’un super-utilisateur dans nos foyers ou passerons-nous enfin à une maison zéro confiance où chaque action s’authentifie d’elle-même ?

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À propos de l'auteur, Alex

Passionné par la techno et l'écologie, je suis le cerveau derrière Elec Store après une carrière riche chez les géants de la mobilité électrique et de la domotique. Diplômé en ingénierie électrique, mon but est de démocratiser la tech verte et favoriser un futur durable. Je simplifie les innovations pour tous, partageant astuces et insights pour embrasser un mode de vie éco-responsable. Avec Elec Store, je vise à inspirer un quotidien connecté et respectueux de notre planète.

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